08 mai 2008
"LES JEUX DU JE"...
... de JNO LUNA
que je vous invite à découvrir : ici
et vous pouvez écouter un extrait : là
Leur prochain concert est au Safari Lounge à Poitiers
le 16 mai.
JNO LUNA Voix Guitare
ANTHONY GABARD Guitare Voix
SIMON BOUIN Basse Violon Guitare
JEFF CHEVALIER Batterie
QUELQUEFOIS
Quelquefois, dans la solitude de la nuit, je voudrais travailler sur un de mes textes ou une de mes idées ...et ... ça ne vient pas.
Quelquefois dans les moments d'insomnie, les mots et les phrases viennent tout seuls, mais je suis au lit, bien au chaud, et, je me dis que je les écrirai demain matin. Et quand je me réveille à nouveau, pfuittt, les mots se sont envolés.
Quelquefois, au cours de la journée, je voudrais avoir un moment de tranquillité pour écrire et ce n'est pas possible.
Quelqufois les mots coulent limpidement de ma pensée vers mes doigts sur le clavier ou sur le cahier.
Souvent je rentre du travail épuisée physiquement et je n'ai plus d'énergie le soir pour écrire.
Quelquefois, je voudrais ne plus travailler et pouvoir garder cette énergie pour l'écriture.
Non pas quelquefois, souvent.
TRO BREIZH LAÏC
J'aime la Bretagne à un point indicible. Je dis souvent que je suis bretonne ...de coeur. Alors que j'ai des ascendances bretonnes par mon père et mon grand père, cet amour de ce coin de France vient en droite ligne de l'amour dont la deuxième femme de mon grand père m'a auréolée. Cette "mémé de Lorient" comme je l'appelais, c'est elle qui a été à l'origine de toute ma formation sensible, c'est elle qui a éveillé mes sens et je ne peux respirer une odeur bretonne, que ce soit celle de la mer, des huitres, je ne peux goûter une saveur bretonne que ce soit celles des galettes de sarrazin, d'une assiette de girolles ou de cèpes, sans avoir une bouffée d'émotion qui me submerge et m'emplit d'une douce nostalgie.
Aussi le voyage en Bretagne de cet été, fût, à plus d'un titre, un pélerinage dans mon enfance mais aussi une re-découverte de cette magnifique région si riche naturellement et culturellement.
A l'origine Le Tro Breizh signifiant tour de Bretagne était un pélerinage religieux de 600 kilomètres reliant sept villes bretonnes et que tout catholique breton devait avoir fait au cours de sa vie sous peine de devoir l'accomplir une fois mort en avançant d'une fois la longueur de son cercueil tous les sept ans.
Tro Breizh, C'est ainsi que nous avons baptisé notre avant dernier voyage breton. Contrairement à une légende tenace, nous avons trouvé en Bretagne un temps relativement beau à la période où nous l'avons visitée, alors que sur le reste de la France, le ciel tombait sur la tête des autres Gaulois !
Dimanche 29 juillet 2008 :
Nous arrivons à la Roche aux fées, monument mégalithique d'une grande beauté et entouré d'arbres plusieurs fois centenaires : entre autres, un chêne et un châtaignier à l'énorme tronc - il semble que ce soit son système racinaire mis à nu par le dégagement du sol. Cette allée couverte est impressionnante par sa taille.
Les fées avaient, dit-on, transporté ces pierres sur leur tête tout en filant leur quenouille.
Nous discutons longuement avec un homme et une femme très sympathiques - sur place pour renseigner les gens de passage - de transport de pierre de culture celtique et d'autres choses. Nous sommes heureux de cette rencontre et eux aussi. Notre voyage commence très bien.
Nous avons quitté la maison sous le grisaille. A l'heure du pique nique, il fait de plus en plus froid. On s'engouffre dans la voiture, direction Fougères, il commence à pleuvoir. Bon ! Ceci ne cadre pas avec ce que j'ai dit plus haut sur la "météo" de ce été mais ça va s'arranger plus tard !
La suite au prochain numéro.











