CITATIONS
14 août 2015

En attendant mieux... mieux vraiment ?

"Le bonheur est la présence à l'instant"

Gaston Bachelard

La meilleure des journées possibles à vous tous.

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01 août 2015

L'arte della Gioia

Je viens de lire les derniers mots du livre 

L'art de la joie de Golliarda Sapienza paru chez Viviane Hamy

L'art de la joie G Sapienza

Je ne ferai que citer ce qu'a écrit son compagnon

Angelo Maria Pellegrino à la fin de l'ouvrage

"Elle écrivait comme elle lisait, en lectrice, elle écrivait sans souci de réception immédiate, pour les lecteurs les plus purs et les plus lointains, avec un abandon lucide et passionné à la fois, affectueux et sensuel, sensible aux battements de cœurs d'une œuvre, plus qu'aux concepts et aux questions formelles."

... oui, cœurs et idées étaient sa seule nourriture littéraire. Pour le reste elle écrivait vraiment pour les lecteurs les plus purs et les plus lointains, les seuls qu'elle parvint à sentir fraternellement proches."

C'est avec un grand plaisir que je cite ce passage à propos de l'envoi aux éditeurs :
"Au retour (d'un voyage en Chine), à la fin de cette année-là, nous trouvâmes la première d'une longue série de réponses negatives..."
Puis plus tard :
 "Par les suite, la critique la plus pertinente s'occupera de mattre en valeur tous les aspects, stylistiques et structurels de ce livre ; ils sont nombreux."

 Pour résumer, je vois dans ce roman l'histoire d'une femme

qui a construit sa vie en toute liberté à force d'intelligence et de clairvoyance,

en défiant les idées obscurantistes dont certains humains raffolent.

L'histoire de cette femme, Modesta, née le 1er janvier 1900 s'inscrit dans l'histoire âpre du 20ème siècle.

Somptueux est le qualificatif que je retiendrai pour ce roman.

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26 octobre 2014

Vivre...

"Vivre c'est s'obstiner à achever un souvenir"

René Char

René Char

Vous pouvez lire sa biographie sur le site pierdelune

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04 juillet 2014

Romain Gary a dit

 La faiblesse a toujours vécu d'imagination ...

La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire ...

C'est toujours la faiblesse qui a du génie ...

Romain Gary

Romain Gary

En 2008, j'avais lu "Les enchanteurs"

et j'en avais parlé

Depuis, j'en ai lu d'autres du même auteur.

Son écriture est incandscente.

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21 août 2012

Jean Cocteau a dit :

"Mes amis, faites semblant de pleurer car les poètes ne font que semblant de mourir"

Jean Cocteau dans le testament d'Orphée :

Combien cette phrase est belle et juste !

 

 

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24 avril 2012

Marcelline Loridan-Ivens. Parce qu'on ne doit pas oublier.

Marcelline Loridan-Ivens

Marceline Loridan-Ivens, née Marceline Rosenberg est née le 19 mars 1928 à Épinal. Ses parents avaient émigré en 1919 de Pologne pour fuir les Pogroms. Souhaitant à l'origine émigrer vers les Etats-Unis, ils se sont plus en France. La résolution de l’affaire Dreyfus par la démonstration de l’innocence de l’accusé les a convaincus d’y rester.

 Hélas Marcelline et son père ont été déportés en avril 44. Marcelline sera libérée en mai 45. Elle deviendra par la suite cinéaste. Elles est aussi actrice, auteure.

 Elle a aujourd’hui 84 ans et témoigne de sa vie passionnante, raconte sa déportation dans l’émission «Le grand entretien» avec François Busnel sur France Inter. Elle est l’une des dernières survivantes des camps pouvant encore témoigner.

Ces mots, ses mots, je les ai écoutés et ils m'ont touchée en plein cœur. J'aime son visage ardent, son regard un peu triste.

Je préfère en dire le moins possible et  vous invite à écouter ces cinq émissions. Marcelline Loridan-Ivens, personne attachante, brillante,  raconte les camps, sa vie, avec une simplicité poignante.

Marcelline Loridan-Ivens - entretien 1

Marcelline Loridan-Ivens - entretien 2

Marcelline Loridan-Ivens - entretien 3

 Marcelline Loridan-Ivens - entretien 4

 Marcelline Loridan-Ivens - entretien 5

Marcelline Loridan-Ivens2

 Parce qu'il ne faut pas oublier, jamais oublier surtout en ce moment.

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11 octobre 2011

Quand ils parlent de nos et de vos livres jeunesse

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Je voulais les mettre à l'honneur ce matin :

De papier (de soie), d'encre (de Chine) et de couleurs (si nuancées)

par Morgan Camus

Enfantipages

 par Anne Loyer

http://parfumsdelivres.blogspot.com/

par Amandine Surdieux, les lectures de Thalie

Alter1fo,magasine rennais

par Tiphaine

La luciole masquée et ses chroniques

par ... la luciole masquée !

Lecture jeunesse 83

par Thierry Bonnety et ses consoeurs et confrères

Je vais y faire un tour de temps à autre et c'est toujours passionnant !

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24 janvier 2009

Portraits de chats par de grands auteurs

Quand il fait dehors, un temps de chien , il n'y a rien d'autre à faire que de rester chez soi, bien au chaud avec son chat sur les genoux et ...

...bonne lecture.

Nonoche de Colette dans Sido

"....L'ombre des pigeons tournoie, énorme, sur le mur tiède de la maison et éveille, d'un coup d'éventail, Nonoche qui dormait dans sa corbeille...
Son poil a senti passer l'ombre d'un oiseau! Elle ne sait pas bien ce qui lui arrive. Elle a ouvert trop vite ses yeux japonais, d'un vert qui met l'eau sous la langue. Elle a l'air bête comme une jeune fille très jolie, et ses taches de chatte portugaise semblent plus en désordre que jamais : un rond orange sur la joue, un bandeau noir sur la tempe, trois points noirs au coin de la bouche, près du nez blanc fleuri de rosé... Elle baisse les yeux et la mémoire de toutes choses lui remonte au visage dans un sourire triangulaire; contre elle, noyé en elle, roulé en escargot, sommeille son fils.
" Qu'il est beau! se dit-elle. Et gros! Aucun de mes enfants n'a été si beau. D'ailleurs je ne me souviens plus d'eux... Il me tient chaud. "
Elle s'écarte, creuse le ventre avant de se lever, pour que son fils ne s'éveille pas. Puis elle bombe un dos de dromadaire, s'assied et bâille, en montrant les stries fines d'un palais trois fois taché de noir.
...."
Colette 1873 1954
Lisez-le en entier, allez le prendre à la bibliothèque, c'est un texte d'une beauté indicible, comme tous les textes de la grande Colette.

MADAME MOUMOUTTE BLANCHE. Première chatte Chez M. Pierre Loti

"Il était très avenant, le minois de la nouvelle Moumoutte : des yeux tout flambants jeunes, presque enfantins, le bout d'un petit nez rosé, — puis plus rien, tout le reste perdu dans les touffes d'une fourrure d'angora, soyeuse, propre, chaude, sentant bon, exquise à frôler et à embrasser. D'ailleurs, coiffée et tachée absolument comme l'autre, comme la défunte Moumoutte du Sénégal, — ce qui peut-être avait décidé le choix de maman et de tante Claire, afin qu'une sorte d'illusion de personnes se fît à la longue dans mon cœur un peu volage... Sur les oreilles, un bonnet bien noir, posé droit et formant bandeau au-dessus des yeux vifs ; une courte pèlerine noire jetée sur les épaules, et enfin une queue noire, en panache superbe, agitée d'un perpétuel mouvement de chasse-mouches. La poitrine, le ventre, les pattes étaient blancs comme le duvet d'un cygne, et l'ensemble donnait l'impression d'une grosse houppe de poils, légère, légère, presque sans poids, mue par un capricieux petit mécanisme de nerfs toujours tendus."

Extrait de Nouvelles et récits, Vies de deux chattes de Pierre Loti chez Omnibus

MADAME MOUMOUTTE CHINOISE. Deuxième chatte Chez M. Pierre Loti

"Très singulière, la destinée qui unit à moi cette Moumoutte de race jaune, issue de parents indigents et dépourvue de toute beauté.
Ce fut à la fin de la guerre là-bas, un de ces soirs de bagarre qui étaient fréquents alors. Je ne sais comment cette petite bête affolée, sortie de quelque jonque en désarroi, sautée à bord de notre bateau par terreur, vint chercher asile dans ma chambre, sous ma couchette. Elle était jeune, pas encore de taille adulte, minable, efflanquée, plaintive, ayant sans doute, comme ses parents et ses maîtres, vécu chichement de quelques têtes de poisson avec un peu de riz cuit à l'eau. Et j'en eus tant de pitié que je commandai à mon ordonnance de lui préparer une pâtée et de lui offrir à boire.
D'un air humble et reconnaissant, elle accepta ma prévenance, — et je la vois encore s'approchant avec lenteur de ce repas inespéré, avançant une patte, puis l'autre, ses yeux clairs tout le temps fixés sur les miens pour s'assurer si elle ne se trompait pas, si bien réellement c'était pour elle..."

extrait de nouvelles et récits, Vies des deux chattes, de Pierre Loti chez Omnibus
La nouvelle d'où sont tirés ces deux extraits est bien plus longue et il y parle longuement de ses deux chattes dans une langue magnifique.

Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Aujourd'hui ne va pas très bien.

Il va visiter le Docteur
qui lui ausculte le cœur.

Votre cœur ne va pas bien II ne ressemble à rien,
II n'a pas son pareil De Paris à Créteil.

Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.

Votre cervelle ne va pas bien
Elle ne ressemble à rien,

Elle n'a pas son contraire
A la surface de la terre.

Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien
Est triste aujourd'hui et ne va pas bien.

Robert Desnos, La ménagerie de Tristan.

Ernesse

«C'est mézigue, Ernesse, le greffier du bistro. La pompe à bière, é m'sert de piédestal artistique, et je peux dire que là-haut j'en jette un jus. Visez mes bacchantes, visez mes grandes feuilles! La greffière de l'épiceman, quand é m'voit, c'est tout juste si elle tombe pas en dig-dig, comme la celle de la concierge. Toutes pour Ernesse! C'est le quartier qui veut ça. Les gosses n'osent pas me tirer la queue. "Ah! qu'ils disent, il en riboule, des calots, Ernesse! Sans char, i'nous fout les foies!»
«Primo, c'est vrai que j'ai des beaux châsses. Aussi je les ouvre, et je cligne pas. Entre nous, si je clignais de l'œil, j'ai peur que la tache que j'ai sur le blair é m'fasse loucher...!»
Colette, Autres bêtes, Chats de Paris.

La fleur

«Oh! la jolie fleur dans la vitrine!
- Oui. C'est un petit pavot blanc.
- Je ne vous parle pas des petits pavots, je vous montre la fleur d'en bas, tachetée de clair et de sombre, veloutée, avec deux gouttes de rosée qui brillent, et de grandes éta-
mines blanches pointues... Tiens, je me trompais: ce n'est pas une fleur, c'est un chat.
- Non, non, vous aviez raison, poète: c'est une fleur.»


Colette, Autre bêtes, Chats de Paris.

Le Chat

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
de palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal.

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16 mars 2008

"Et souviens-toi que je t'attends"

poème de Guillaume Apollinaire « L’Adieu »,

dans le recueil Alcools, 1920 :

"J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t-en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends"

J'aime profondément ce texte.

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03 mars 2008

Quel sale temps !

P1020106

- Ah, quel sale temps ! s'exclama l'homme à côté.

Elle se surprit elle-même en s'entendant articuler :

- Non, vous vous trompez.

Il ne faut pas dire "Quel sale temps"

mais "C'est un beau jour de pluie".

Eric Emmanuel Schmitt

Dans Odette Toulemonde et autres histoires :

C'est un beau jour de pluie.

P1020121

Singing in the rain

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