03 août 2008

Andreas Kuhnlein impressionnant sculpteur

Grâce à notre amie Uli et à sa soeur Gertie, nous avons découvert la ville d'Augsbourg. Une visite guidée par Gertie, particulière et intéressante sur laquelle je reviendrai probablement. Mais je voulais signaler le travail de ce sculpteur qui m'a beaucoup impressionnée, émue, remuée :

C'était dans le cloître de l'église Sainte Anne de cette ville.

P1080442   P1080445

P1080453   P1080454

Figer autant d'humanité dans des morceaux de bois

est un acte très émouvant.

Et quand vous saurez qu'il travaille comme ça :

P1080444

C'est prodigieux !!!

Son site

Posté par catibou à 19:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


30 juillet 2008

Le canard, la mort et la tulipe

De wolf Erlbruch,

vous savez celui de "La petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête"

canard_mort_tulipe_wolf_erlbruch_L_1ente001

Je l'ai acheté en version allemande. Mon amie me l'a traduit, le texte en est très émouvant.

Un canard s'aperçoit un jour que la mort rôde autour de lui, il pose à la mort toutes les questions que se posent tous les autres canards, mais c'est rassurant tout de même car on sait bien que ça ne concerne ... que les canards ! Ouf !

Et la mort lui répond avec une grande intelligence, un peu comme les psychanalystes.

J'ai pu voir les différences de traduction et donc de sens, il y a des expressions allemandes qui ne sont pas traduisibles avec une équivalence exacte en français.

Un détail plutôt drôle, le canard a la chair de poule (!!!) à un moment de l'histoire : En allemand il a la chair d'oie "Gänsehaut"

Les deux personnages sont très attachants et la mort démystifiée et donc effrayante mais pas trop par son côté "tendre" et son attitude empathique envers le canard.

Et brusquement, on a les larmes aux yeux, en allemand ou en français !

Posté par catibou à 23:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Les aventures de Catibou a Munich

Dimanche 20 juillet 2008.

Nous sommes depuis vendredi soir dans la capitale bavaroise. Ce week end, c'était la fête des 850 ans de la ville transformée en un immense "biergarten" plein d' animations drôles, belles ... et du monde, du monde plein les rues !

Aujourd´hui au programme visite de la Neue Pinacothèque
et cet après-midi nous devons aller au musée Michael Ende. Il faut le savoir, l'organisation de cette journée fut un casse-tête : le RER local étant arrêté par un train de marchandises bloqué sur la voix, nous avons du mettre au point une usine à gaz pour nous rendre à Munich puis au "Internationale Jugendbibliothek" ou se trouve le musée Michael Ende.


Apres une course effrenée à travers la ville en manquant de m'étouffer avec un sandwich, nous arrivons à 16 heures piles devant la porte du fameux musée ouvert tous les jours de 14 heures à 17 heures.

Nous tournons la poignée, rien ne bouge ! On frappe, pas de réponse !

P1080096   P1080097   P1080098

On redescend, on traverse la cour et on grimpe les marches de l'escalier en face : Une dame nous apprend que le musée est fermé. Point final : Très drôle pour l'auteur de l'histoire sans fin !

Pas de problème, on est venu de France exprès ! Pour nous consoler elle nous propose de visiter l'espace consacré à Binette Schroeder à l'étage.

Et hop nous prenons d'assaut l'escalier et arrivons dans un endroit délicieusement organisé autour des livres de la grande dame : c'est vraiment adorable ! Un grand panneau nous permet de lire sa biographie et nous montre sa photo.

A la fin de la lecture, je lève la tête et mon regard tombe sur un petit groupe de personnes en train de discuter : il y a notamment une dame ... je baisse la tête sur le portrait, je la relève pour regarder la dame.

P1080070
Et la ma machoire tombe, facon Tex Avery, vous savez les dessins animés. La dame EST Binette Schroeder !


Je demande confirmation à mes amis, pendant ce temps la dame est partie, mon mari me dit : "va lui parler" et moi Catibou ayant atteint depuis un certain temps l'âge de raison, je me sens dans mes petits souliers et toute timide.

Enfin, je démarre, dévale l'escalier la rattrape sous le porche du petit chateau et m'adresse à elle dans un mélange pitoyable d'allemand et d'anglais ! Et elle me répond ... en français ! Nous nous asseyons, je lui tends mon petit carnet et elle me fait un joli dessin !

Binette_S

Nous échangeons quelques mots puis nous repartons chacune de notre côté.

P1080072   P1080073

Vous connaissez l'expression "fier comme un pou "

Et bien là, je le suis "fière comme un pou" à côté de Binette Schroeder !

Je remonte voir le "Binette Schroeder Kabinett" ,écris un long mot dans le livre d'or

P1080091

et constate que quelques mois auparavant Anne Herbauts, Mario Ramos

sont passés et ont laissé un mot dans le livre d'or.

P1080092   P1080093

Voici quelques photos du "Binette Schroeder Kabinett"

P1080069

P1080079   P1080078

Il y a des portes qu'il faut ouvrir !

P1080082   P1080071   P1080083   P1080081

Des vitrines, un coin lecture, des couvercles avec des surpprises en dessous !

En sortant nous prenons un petit café et notre projet de faire le tour du chateau tombe à l'eau : il pleut des cordes.

P1080106 

Mais aujourd'hui, il peut tomber n'importe quoi, j'ai rencontré Binette Schroeder !

P1080077    P1080080  P1080084

P1080089 P1080085

Posté par catibou à 22:40 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

24 juillet 2008

"Alors, buvons une tasse de thé."

Comme Kakuzo Okakura, l'auteur du Livre du Thé, qui se désolait de la révolte des tribus mongoles au XIIIe siècle non parce qu'elle avait entraîné mort et désolation mais parce qu'elle avait détruit, parmi les fruits de la culture Song, le plus précieux d'entre eux, l'art du thé, je sais qu'il n'est pas un breuvage mineur. Lorsqu'il devient rituel, il constitue le cœur de l'aptitude à voir de la grandeur dans les petites choses. Où se trouve la beauté ? Dans les grandes choses qui, comme les autres, sont condamnées à mourir, ou bien dans les petites qui, sans prétendre à rien, savent incruster dans l'instant une gemme d'infini ?

Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations simples, authentiques et raffinées, cette licence donnée à chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d'introduire dans l'absurdité de nos vies une brèche d'harmonie sereine. Oui, l'univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l'insignifiance nous encercle. Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d'automne bruissent et s'envolent, le chat dort dans une chaude lumière. Et dans chaque gorgée, se sublime le temps.

Dans "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery.

Posté par catibou à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juillet 2008

ÊTRE VIVANT

"C'est peut-être ça être vivant : traquer des instants qui meurent."

L'élégance du hérisson. Muriel Barbery

Posté par catibou à 18:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


20 juillet 2008

Quelqu'un joue du piano

"Quelqu'un joue du piano une pièce classique. Ah, douce heure impromptue déchirant le voile de la mélancolie... En une fraction d'éternité, tout change et se transfigure. Un morceau de musique échappé d'une pièce inconnue, un peu de perfection dans le flux des choses humaines - je penche doucement la tête, je songe au camélia sur la mousse du temple, à une tasse de thé tandis que le vent au-dehors, caresse les frondaisons, la vie qui s'enfuit se fige en un joyau sans lendemain ni projets, le destin des hommes, sauvé de la pâle succession des jours, s'auréole enfin de lumière et dépassant le temps, embrase mon coeur quiet."

L'élégance du hérisson. Muriel Barbery.

Posté par catibou à 08:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

ET PUIS, PLUIE D'ETE...

"Savez-vous ce que c'est, une pluie d'été ?

D'abord la beauté pure crevant le ciel d'été, cette crainte respectueuse qui s'empare du coeur, se sentir si dérisoire au centre même du sublime, si fragile et si gonflé de la majesté des choses, sidéré, happé, ravi par la munificence du monde.

Ensuite, arpenter un couloir et, soudain, pénétrer une chambre de lumière. Autre dimension, certitudes juste nées. Le corps n'est plus une gangue, l'esprit habite les nuages, la puissance de l'eau est sienne, des jours heureux s'annoncent, dans une nouvelle naissance.

Puis, comme les pleurs, parfois, lorsqu'ils sont ronds, forts et solidaires, laissent derrière eux une longue plage lavée de discorde, la pluie, l'été, balayant la poussière immobile, fait à l'âme des êtres comme une respiration sans fin.

Ainsi, certaines pluies d'été s'ancrent en nous comme un nouveau coeur qui bat à l'unisson de l'autre."

L'élégance du hérisson. Muriel Barbery.

Posté par catibou à 08:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 juillet 2008

CHAT AU PIANO !

En ce jour de pluie d'été,

une petite chose rafraîchissante à regarder et à écouter !

Non, ce n'est pas mon chat qui joue.


ou_es_tu_et_Andr_i

Posté par catibou à 09:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 juillet 2008

"J'ai rêvé que j'étais un bateau .... " par Jill C.

Je vous invite à lire ce très beau texte de Jill C

ici

et pour ce voyage chez cette auteure

prenez donc ce bateau

"La Clorinde"

peint par Nomy

bateau_Nomy

Ah, les belles coïncidences !

Posté par catibou à 22:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

ET LA GAGNANTE EST ....

moi-même !

Elue par Nomy.

Cette weblogite étant hautement contagieuse,

je me dois de la transmettre à quelques personnes,

j'espère qu'elles me pardonneront.

Voici le règlement:

1 - Les gagnants doivent mettre le logo sur leur blog

2 -Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix

3 - Désigner 7 autres blogs

4 - Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre

5 - Laisser un commentaire

Sonia

Lolo

Joce

Marie Zimmer

Jill C

Lila

Marie Emorine

Elles ont toutes les sept des blogs intéressants qui valent un petit  et même un grand coup d'oeil !

Posté par catibou à 21:37 - Commentaires [5] - Permalien [#]