14 novembre 2007

Cinq petits hommes au pays des disputes

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De ce type-là, j'en ai écrit quatre.

Il était une fois cinq petits hommes

assis autour d’un feu de bois,

qui portaient même grand manteau, même chapeau pointu,

mais avec pour chacun une couleur différente.

Le premier était tout vêtu de jaune d’or,

le second en orange, le troisième en rouge,

le quatrième en violet et le cinquième en bleu.

En outre, ils tenaient à la main une baguette magique.

Un beau jour, à la fin de l’hiver, ils se levèrent

et partirent se promener à travers le monde.

Ils cheminaient lentement, l’un derrière l’autre,

toujours dans le même ordre :

D’abord le petit homme jaune puis le orange, le rouge,

le violet et enfin le bleu.

Au printemps, après avoir longtemps marché,

ils arrivèrent au pays des lapins.

Là, ils découvrirent deux lapins qui se bagarraient

pour manger une grosse et appétissante carotte.

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Colette a dit

Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.

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L'écriture est un dessin, souvent un portrait,

presque toujours une révélation.

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C'est une langue bien difficile que le Français.

A peine écrit-on depuis quarante cinq ans

qu'on commence à peine à s'en apercevoir.

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Tendre vers l'achevé, c'est revenir à son point de départ.

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Il n'y a de peine irrémédiable sauf la mort.

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Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme !

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Il y a eu la jeunesse, puis la mort.

C'est un destin qu'appellent magnifique

ceux qui ont eu le temps de vieillir.

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Il y a deux sortes d'amour :

L'amour insatisfait qui vous rend odieux,

et l'amour satisfait qui vous rend idiot.

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Quand je n'aurais appris qu'à m'étonner,

je me trouverais bien payée de vieillir.

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Je suis entrée dans le monde du vin

sans autre formation professionnelle

qu'une gourmandise certaine des bonnes bouteilles.

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Si vous en connaissez d'autres,

ajoutez-les dans les commentaires.

Merci.

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11 novembre 2007

Le soupir du livre

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Il était une fois un bébé

qui venait juste de naître.

Il vivait dans une jolie maison

et découvrait peu à peu

la vie.

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Il était une fois un livre

qui existait depuis longtemps déjà.

Il attendait,

en soupirant,

dans une petite boutique

qu’un enfant le découvre.

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Mais pour entendre

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le soupir des livres

il fallait ouvrir

son cœur  au monde

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06 novembre 2007

La voix lactée. The milky way.

Après la grossesse et l'accouchement, l'allaitement est une autre exprérience passionnante. Et  c'est un choix, car on peut nourrir son enfant dans de bonnes conditions sans allaiter. Je l'ai fait pour mes trois enfants et c'est une des meilleures expériences de ma vie.

Mais avant de le faire, je me suis renseignée sérieusement. J'ai lu à l'époque une livre excellent :

allaitement002         L'allaitement  de Marie Thirion

Des années plus tard je l'ai conseillée à une jeune amie et je me suis aperçue qu'il existait toujours.

Plus récemment, j'en ai parlé avec une toute jeune femme, la fille d'une amie qui allaitait sa petite princesse et j'ai eu la surprise d'apprendre qu'elle l'avait emprunté à sa bibliothèque et trouvé plein d'informations utiles.

Il explique très bien comment se préparer, comment résoudre les problèmes qui se posent, comment se nourrir et surtout comment répondre à tous ceux qui croient savoir et ne savent pas...

Le premier avantage :

le lait maternel est ce qu'il y a de meilleur pour votre enfant. Le lait maternisé même s'il est bien adapté n'est jamais que du lait de vache modifié.

Deuxième avantage :

Pas de biberon à nettoyer ou stériliser.

Troisième avantage :

Vous pouvez aller vous promener, on peut allaiter n'importe où !

Quatrième avantage :

la nuit, même si vous êtes obligée de vous réveiller, le papa peut aller chercher l'enfant et vous donnez le sein tranquillement allongée, au lit, et tout le monde se rendort tranquillement.

Cinquième avantage : Pour produire du lait, il faut de l'énergie. Donc les graisses accumulées pendant la grossesse servent à fournir l'énergie pour fabriquer ce lait maternel. Donc vous mincissez...

Le meilleur conseil étant le plus simple : pour avoir du lait, il faut boire de l'eau.

Le principal constituant du lait, c'est l'eau !!! Avec une alimentation normale à côté.

Et quel bonheur !

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N'oubliez pas....

... d'aller faire un tour du côté de :

"Quand j'étais petite" "Quand j'étais petit"

ou bien

"when I was young"

et laissez-y votre trace, votre patte, et vos si précieux souvenirs.

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04 novembre 2007

Gabrielle Sidonie Colette

J'ai découvert Colette en quatrième, dans ce livre-là que j'ai racheté depuis et que je garde comme un trésor :

livre_quatri_me001

grâce à ma professeure de français qui s'appelait mademoiselle Capdebarthes ( je ne suis plus sûre de l'orthographe).

Depuis, ni l'une ni l'autre ne m'ont quittées. Elles furent et sont toujours, pour moi, et l'une et l'autre, des professeures de bonheur.

colette001

Les plus beaux écrits de Colette sont  :

La maison de Claudine

Sido suivi de : Les vrilles de la vigne

Dialogues de bêtes

Il faut aller visiter le musée colette à Saint-Sauveur en Puisaye, tout en haut dans la bibliothèque, vous y découvrirez une jolie surprise, une sorte de petit jeu intime à faire.

Dans ce même village vous passerez devant sa maison natale dont elle a dit :

... une maison bourgeoise de vieux village,

mais la pente roide de la rue

bousculait un peu sa gravité,

et son perron boitait,

quatre marches d'un côté, six de l'autre.

Elle a dit aussi :

Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.

J'y pense tous les jours.

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03 novembre 2007

Quand j'étais petite... Et vous ?

m_daille002

Quand j'étais petite, la coiffeuse du village ne faisait pas de coiffure pour enfants et je ressortais, quelle horreur, du "salon" avec une tête de dame. On m'avait posé des bigoudis pour la "mise en plis !" A peine de retour à la maison, je m 'empressais de m'ébourrifer les cheveux avec les doigts pour retrouver mon visage d'enfant.

Quand j'étais petite, j'allais à l'école lundi, mardi, mercredi : il fallait attendre jeudi pour se reposer ! Une éternité. Puis on repartait pour trois longs jours jusqu'au samedi après-midi.

Quand j'étais petite, un jour une femme très douce de mon village, mère de deux enfants, a tué d'un coup de carabine sa brute épaisse de mari, excédée et épuisée  par son ivrognerie et sa violence. Je crois me rappeler que personne ne lui a donné tort !

Quand j'étais petite, je n'allais pas au catéchisme. J'aurais bien aimé quelquefois ne pas me sentir différente mais lorsque je voyais mes voisins préparer de fausses confessions acceptables aux oreilles du prêtre, finalement, je préférais ma situation de petite fille athée. Pour me protéger, du diable sans doute, ma grand-mère m'avait offert une médaille de la vierge et je la portais pour lui faire plaisir; Je l'aimais bien ma grand-mère.

Quand ma maman était petite, elle faisait ses devoirs à la maison et écrivait avec un porte plume. Le crissement de la plume sergent-major sur le cahier attirait une petite souris qui sortait de son trou pour voir ce qui se passait.

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Et vous, quand vous étiez petits, que ressentiez-vous et qu'arrivait-il dans votre vie ? Je vous laisse la parole .... Votre message ne sera pas édité immédiatement mais après que je sois allée faire un tour sur ce blog... Patience !!!

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29 octobre 2007

contes de mon jardin

Ce texte et sa suite ont été publiés dans la revue "Le Bilboquet" en avril 2006

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bilboquet001

aux éditions du sablier au Québec ! le-bilboquet

Je vis au bord d’une forêt humide et pleine de mystères, dans une maison basse, longue, tapie derrière une haie dense et odorante. Le jardin qui entoure cette longère bénéficie de cette influence quasi magique. Des animaux sauvages traversent bois et jardins et tout un petit peuple de bêtes et d’insectes y vit. Des fées aux longues écharpes de brumes les survolent, surtout en automne, je crois, emportant et semant au gré de leurs envies, paroles, parfums, cris, pleurs, larmes. Et rires et sourires. Récoltés tout au long de l’histoire du temps. Quand on traverse ce jardin, il suffit d’ouvrir tout grand son cœur, son imagination et un peu ses oreilles pour pouvoir entendre tous ces petits et grands habitants vivre et me confier quelquefois, à leur insu, leurs histoires merveilleuses.

Rien ne me remplit plus de joie que de sortir dans ce jardin et d’en humer l’odeur de sous bois et de fruits mûrs qui l’embaument, d’écouter les sons qui le remplissent, de contempler les saisons qui passent, hors du temps.

En automne les chevreuils sortent du bois et viennent danser dans la brume dorée d’un soleil levant, presque sous mes fenêtres.

En hiver, les oiseaux se rapprochent de la maison pour y chercher un peu de chaleur et picorer les repas de graines que vous avez préparés. Les jolis loirs masqués dorment dans vos murs de pierre et rêvent à leur prochain réveil. En hiver aussi, assise dos au feu, sur un coin de mon bureau, je n’ai qu’à retranscrire les histoires que j’ai entendues tout au long de l’année.

Au printemps, c’est un petit garçon qui vous apporte un jour un bouquet de coucous au délicat arôme de confiture d’abricot. Ou bien vous trouvez un jour un couple de huppes fièrement coiffées sur l’herbe de votre jardin.

L’été, c’est du côté de la mare que mes pas me mènent presque quotidiennement  pour un moment de quiétude. Les grenouilles qui se chauffaient au soleil, paisiblement, sautent soudain dans l’eau à mon approche et disparaissent au fond de la mare. Je m’assoie alors sur une grosse pierre et j’attends, aussi immobile qu’une statue, profitant du soleil et de la visite éventuelle de la chatte de la maison. Peu à peu les grenouilles remontent à la surface et s’installent, qui sur une feuille de nénuphar, qui sur l’herbe.  Elles m’oublient  et se mettent à parler...

grenouille_6   grenouille_1   grenouille_5

grenouille_3   grenouille_2   grenouilles

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où es tu mon ? Mon chat

Ce nom lui a été donné tout naturellement à cause de son caractère méfiant et timide. Au début elle se cachait dans toutes les endroits possibles et imaginables et nous la cherchions sans arrêt. On nous demande souvent comment ça s'écrit Où es tu ? Comme nous ne savons pas, nous répondons : ça s'écrit autrement, a-u-t-r-e-m-e-n-t

Depuis elle s'est apprivoisée mais reste toujours distante des personnes qu'elle ne connait pas.

Elle est

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28 octobre 2007

BREHAT MAI 2006

Bréhat n'est pas la première île que nous ayons visité. Nous l'avons découverte au mois de mai 2006 pendant un long week end. Et nous avons eu la chance d'y passer deux nuits, d'y rester le soir alors que tous les touristes ou presque ont déserté l' île.

Nous l'avons traversée de part en part, marchant d'un bon pas, savourant chaque moment, le temps nous ayant fait l'honneur d' être clément et presque ensoleillé. Tout y était beau, l'omniprésence de la mer, les chaos de rochers et les maisons en granit rose (d'ailleurs dans ce fort joli endroit, les maisons coûtent toutes "nous consulter"dans les agences immobilières) les fleurs (microclimat local) les petites routes ou allées, la végétation.

Qu'y a t-il à dire de plus sinon montrer des photos ? Elles sont là :  Bréhat

Je n'en ai pas fini avec les îles...

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